Zoom sur...Le PER et sa gestion par horizon
- Endurance Conseil
- 7 janv.
- 2 min de lecture

Avec le Plan d’épargne retraite (PER), les épargnants peuvent bénéficier dès l’ouverture de leur contrat d’une option proposée par leur assureur : la gestion à horizon. Ce dispositif leur permet de se décharger des contraintes liées au pilotage de leur épargne.
Comment fonctionne la gestion à horizon ?
Proposé automatiquement et sans surcoût lors de la souscription d’un PER, ce mode de gestion permet à l’assuré de confier la gestion de son épargne retraite à l’assureur. Concrètement, au début de la période d’épargne, les sommes versées sont orientées vers des supports offrant un potentiel de performance plus élevé, comme les actions. Puis, plus l’épargnant approchera de son âge de départ à la retraite, plus les capitaux seront progressivement sécurisés sur des placements moins volatiles, tels que le fonds en euros.
Ce fonctionnement convient particulièrement aux personnes qui visent à préparer leur retraite tout en souhaitant rendre leur placement de plus en plus sûr à mesure que l’échéance se rapproche.
Un dispositif adapté à chaque profil
Dans le cadre de son devoir de conseil, l’assureur doit faire remplir au souscripteur un questionnaire de profil financier avant de mettre en place la gestion à horizon. Celui-ci permet d’identifier le profil d'investisseur en évaluant :
la connaissance des marchés financiers,
les objectifs de rendement,
la tolérance au risque,
la capacité à absorber des pertes,
les préférences en matière d’investissement durable,
la situation personnelle.
Selon les réponses, l’assureur proposera le profil le plus pertinent. Habituellement, trois profils sont disponibles :
prudent,
équilibré,
dynamique.
La répartition entre supports sécurisés (fonds en euros) et unités de compte dépend d’une grille d’allocation évolutive, basée sur l’horizon de départ en retraite.
Exemple pour un profil prudent :
plus de 10 ans avant la retraite : minimum 30 % en placements sécurisés (donc jusqu’à 70 % en supports plus risqués) ;
à 10 ans : 60 % en supports sécurisés ;
à 5 ans : 80 % ;
à 2 ans : 90 %.
Une alternative : la gestion libre
La gestion à horizon est facultative. Ceux qui souhaitent conserver la main sur l’allocation de leur épargne peuvent choisir la gestion libre, qui consiste à arbitrer soi-même la répartition des investissements. Cela implique toutefois d’avoir un minimum de maîtrise des mécanismes financiers et de se faire accompagner.
L’intérêt des versements réguliers
Effectuer des versements réguliers sur son PER est recommandé. Cela permet de constituer progressivement un capital et d’accompagner naturellement les évolutions des marchés sans chercher à « timer » les fluctuations. Les achats d’unités de compte se font ainsi à un coût moyen, limitant le risque d’investir au mauvais moment.
Pour faciliter cette démarche, il est possible de mettre en place des versements programmés : l’épargnant choisit le montant et la fréquence (mensuelle, trimestrielle, semestrielle, etc.). L’établissement prélève automatiquement la somme définie et l’investit selon la stratégie retenue.
Une solution simple, efficace et qui favorise une discipline d’épargne.




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